Lutte contre le SIDA au Togo : Un effort particulier au sein des populations clés.

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La lutte contre le VIH/SIDA au Togo englobe plusieurs cibles et parmi elles, les populations clés. Et au niveau de chaque cible le taux de prévalence varie d’une cible à une autre. Un fait lié à plusieurs facteurs :  la société, la stigmatisation, la discrimination , au non-respect des droits de certaines personnes à cause de leurs orientations sexuelles et également l’auto-stigmatisation.

Les sondages de 2019 montrent que le risque de contracter le virus du VIH était   fois plus élevé chez les personnes transgenre que parmi le reste de la population. Et chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes, le taux de prévalence  est 7 fois plus  élevé. Paradoxalement, l’accès aux services liés au VIH est plus faible pour les populations  transgenres que le reste de la population. Dans la Déclaration Universelles des droits de l’Homme, tous les hommes sont nés égaux et bénéficient des même droits. Alors, le droit à la santé n’est-il pas le même pour tous ? Bénéficie-t-on de ces droits à cause de son orientation sexuelle ? .

Pour comprendre ce que vivent les populations clés et plus précisément les HSH, nous avons interviewé Téo (pseudo). Agé de 30ans, transgenre et défenseur de droits liés à l’identité genre.

Pour donner une bonne compréhension a tout le public, il a commencé   avec la définition du   concept des populations clés ; il s’agit de « des populations carcérales, les usagers de drogues injectables (UDI), des hommes ayant des rapports sexuels  avec d’autres hommes (HSH) ». Cette cible ne jouit pas parfois de tous ces droits et difficiles pour certains d’entre nous  de dévoiler leur statut sérologique « un danger alors pour la société » s’exclame – t – il ?

Intégration des besoins des HSH dans le Plan Stratégique.

« Oui je réponds par l’affirmative »dit Téo. Le Plan Stratégique National prend en compte les besoins de chaque cible, dont ceux des populations clés.

Le plan stratégique de 2023-2025 élaboré par la CNLS, a déjà intégré les besoins des HSH dans les conceptions des programmes des préventions VIH. C’est ce plan qui définit les axes spécifiques et   les populations clés spécifiques. Les besoins sont intégrés mais pour Téo  « si on veut creuser plus loin d’autres aspects restent à améliorer plus précisément la question des droits liée à son orientation sexuelle ». La problématique des droits humains est prise en compte dans le plan stratégique mais dans la pratique devient «  pénible »selon Téo.

« Ce n’est pas encore ça dit-il. Selon lui, c’est le ministère des droits de homme qui doit porter cet axe de la protection des droits des HSH afin de décliner des actions concrètes pour sensibiliser la population « cependant le ministère des droits de homme ne fait pas ce travaille »affirme Téo « on se dit qu’elles n’est pas dans les normes sociales du coup, on doit lui priver de certains droits »sur le plan médicale exprime Téo.

Sur le plan médical.

Sur le plan national, l’état et ses partenaires ont mis en place des stratégies pour la prise en charge de toutes les cibles en matière de la prévention au VIH et les HSH ont accès au traitement. On compte 53 services adaptés sur toute l’étendue du territoire. Selon lui « les efforts sont à saluer car beaucoup de chose ce fait à ce niveau ». Il constate qu’il y a beaucoup d’avancée dans la prise en charge des populations clés.

L’Etat  a mis en place des services adaptés. Les équipements pour le traitement et les dépistages des pathologies liés à la population clé existent et les achats continuent.

L’état et ses partenaires   financiers  et techniques (ONUSIDA, Fonds Mondial ….) mettent le « paquet pour la prise en charge des populations clés ». Aujourd’hui les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes peuvent aller dans des centres spécialisés qui disposent des équipements adaptés à leur traitement.  Les centres conviviaux pour leur mettre en confiance et aussi les pairs jouent un rôle important pour amener leurs frères l’accompagne des pairs sont  à se faire dépister et pris en charge.

Le personnel soignant face à la cible des HSH.

Le gouvernement a fait des efforts pour la formation du personnel soignant pour prendre en compte les différentes pathologies qu’on retrouve au sein des populations clés et surtout les HSH. Cependant «les affections des soignants » qui sont déjà en contact avec la cible et qui leur met en confiance, un facteur primordial pour accompagner les populations clés à suivre leur traitement, crée parfois le départ et le refus de certaines populations clés VIH qui doivent aller se faire dépister d’aller dans certains centres « à cause de la stigmatisation. Ils ont préférés mourir parce qu’ils ont été mal reçu  lors  d’une consultation et ils partagent l’information  avec  leur pair. »

La stigmatisation, la discrimination, l’auto stigmatisation : des freins pour les populations clés.

« Le genre va-au-delà du sens biologiques tout le monde me voit biologiquement comme homme mais la personne même se voit comme femme » difficile à comprendre dit-il « tous me vois comme homme but intérieurement je suis femme »  explique Téo.

Il continue « quand je dois venir dans un centre et que le prestataire me vois différemment demain je ne viens plus ». On a connu des amis qui sont décédé avec le VIH tout simplement à cause de le stigmatisation. La stigmatisation est aussi un facteur de perte de vue. Double stigmatisation pour les populations clés.  « On te stigmatise parce que tu es une population clé et aussi parce que tu as le VIH » c’est vraiment difficile pour la cible. Mentalement et psychologiquement les populations clés sont affectées.

La sensibilisation : la voix vers l’atteinte  des objectifs.

Avec les populations clés, la formation, le plaidoyer sont en  continu parce que les gens sont mobiles, les préjugés des soignants, il faut régulièrement aller sur le terrain pour former et recycler les gens. Les associations identitaires apportent leur contribution avec l’appui des partenaires et sillonnent Lomé à Cinkassé pour sensibiliser les prestataires «   pour ne pas tout laisser sur la tête de l’Etat ».

Les medias sont également appelés à jouer leur participation aux cotés des populations clés en donnant des bonnes informations à la population au travers les articles  et les émissions  afin d’accompagner le gouvernement et les partenaires dans leur mission de rompre la chaine de transmission ai VIH au Togo .

Pour rappel le taux de prévalence au sein des populations clés reste toujours élevé ; il est de 8,7% chez les HSH et à 1,7 %             au sein de la population générale selon les enquêtes de 2023.

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